Comme on aura pu l’observer, les saints canons du IVème Concile de Tolède avaient pour objet de détruire définitivement la cinquième colonne juive introduite dans la société chrétienne, et ses décisions auraient donné des résultats plus efficaces s’il n’y avait eu de la part des hébreux leur habileté diplomatique et politique ancestrale, avec des simulations de loyauté parfaite, de faux plaidoyers et des comédies pour inspirer la confiance. En outre, ils ont toujours été particulièrement habiles à semer la discorde parmi leurs adversaires pour finalement dominer, s’alliant d’abord avec les uns pour détruire les autres, puis ensuite se retournant contre leurs premiers alliés de circonstance pour en finir avec eux avec l’appui des derniers, en les annihilant finalement tous. Cela a été l’un des grands secrets de leurs victoires, et il faut donc que les chefs religieux et politiques de toute l’humanité en tiennent compte pour se garder de leurs manœuvres si machiavéliques.
De même, il est juste de mentionner qu’une autre cause de leurs triomphes a été leur grand courage à résister à l’adversité, leur résolution à ne jamais se rendre à leurs ennemis et à combattre les lâches dans leurs propres rangs, ceux qui font que des revers momentanés peuvent se transformer en défaites définitives.
Des lâches de ce type existent dans les hautes hiérarchies du Christianisme, qui ont été causes de tant de redditions et de tant de défaillances dans les derniers temps, et qui ont le cynisme de déguiser leur couardise et leur égoïsme sous de prétendus prétextes de prudence et de conciliation, sans se préoccuper que leur conduite livrait des peuples entiers à l’esclavage communiste, se disant à eux-mêmes : pourvu que la bête nous laisse vivre heureux, tant pis si les peuples que nous dirigeons s’effondrent. Telle est la summa ratio de leurs fausses prudences et de leurs défaillances!.
Si les juifs s’étaient comportés ainsi, leur déroute eut été définitive sous l’Empire Wisigoth lorsque tomba sur eux le désastre que leur causa le Christianisme triomphant dans le IVème Concile de Tolède. Mais, loin de se rendre comme le conseilleraient les lâches d’aujourd’hui, ils poursuivirent la lutte avec ardeur et fanatisme, préparant le moment où ils pourraient engager une nouvelle bataille qui leur donnerait la possibilité de triompher. Ils entreprirent avec leur obstination habituelle d’essayer de tourner les lois qu’avait approuvées le Saint Concile de Tolède pour les réduire à l’impuissance ; ils appuyèrent l’esprit de rébellion des nobles contre le roi et l’aggravèrent par leurs intrigues, et, quand les esprit furent bien échauffés, ils se présentèrent comme les soutiens efficaces des prétentions de la noblesse rebelle.
Tout le temps que le roi, la Sainte Eglise et l’aristocratie wisigothe étaient restés unis, les juifs n’avaient pu les vaincre ; il s’agissait donc justement pour eux d’ébranler cette unité et de diviser l’ennemi pour l’affaiblir.
La chose n’était pas difficile, étant donnée l’habituelle tendance des nobles à se rebeller contre le pouvoir royal. Les juifs exploitèrent cette tendance et employèrent les frictions survenues pour développer les luttes internes, et ils atteignirent petit à petit leurs objectifs, en commençant avant tout par obtenir la protection de certains aristocrates, pour leur permettre de tourner en dérision l’exécution des Canons du Concile et des lois promulguées par le monarque, puisque les nobles, trompés par la fausseté judaïque, étaient tombés dans le piège consistant à leur faire considérer les juifs comme des alliés dans leur lutte contre le roi. C’est ce que réussirent notamment les juifs “convertis” et leurs descendants, qui se donnaient l’apparence d’être de fidèles chrétiens pour avoir le moyen de gagner plus facilement la confiance de l’aristocratie wisigothe.
L’historien juif Graetz commente ainsi cet épisode:
“Ces résolutions du IVème Concile de Tolède et la persécution de Sisenand contre les juifs convertis ne semblent pas avoir été menées à terme avec toute la sévérité projetée. Les nobles hispano-wisigoths prirent de plus en plus les juifs sous leur protection, et contre eux l’autorité royale manquait de force”. 84) `
On voit donc que les juifs “convertis” surent habilement trouver le point faible de l’Empire Wisigoth et l’exploîter avec une grande efficacité, comme ils surent le faire mille ans plus tard en Angleterre où ils s’ouvrirent la voie de la conquête de la nation en exploitant et en aiguisant de même les luttes de la noblesse parlementaire contre le roi.
C’est au milieu de luttes intestines croissantes qui commençaient à affaiblir gravement l’héroïque Empire Wisigoth que Chintilla accéda au pouvoir et qu’au début de son règne se réunit le VIème Concile de Tolède 85).
Le manque de persévérance des non-juifs dans leur lutte contre leur ennemi capital demeurait une infirmité chronique qui facilitait les progrès de ce dernier, même dans le cas de rois wisigoths si conscients de la menace judaïque et si désireux de l’extirper.
Il s’avéra donc nécessaire que les Métropolites et les Evêques réunis en Concile entreprissent de porter remède à ces maux, en statuant dans le Canon III comme suit :
“Il nous paraît qu’afin que par la piété et la puissance supérieure se réduise l’inflexible perfidie des juifs, puisque l’on sait que par inspiration du Dieu tout puissant le très excellent et très chrétien Prince, enflammé de l’ardeur de la foi, et en union avec le clergé de son royaume, s’est déterminé à extirper leurs prévarications à la racine en ne permettant plus que réside en son royaume qui ne soit pas catholique… Mais il nous faut décréter, par souci et grande vigilance, que son ardeur et notre œuvre déjà plusieurs fois assoupies ne se refroidissent à l’avenir, ce pour quoi nous promulguons avec lui, sentence conforme, de cœur et de bouche, qu’il a la juste nécessité de remercier Dieu, et en même temps nous décidons, avec l’assentiment de ses grands et illustres officiers du royaume et après leur délibération, que quiconque à l’avenir aspirera au pouvoir suprême du royaume ne monte sur le trône à moins d’avoir, entre autres serments pour cette accession, fait celui de ne pas permettre aux juifs de violer la Foi Catholique (c’est à dire de ne pas permettre les juifs faussement convertis au Christianisme) et de ne favoriser en aucune manière leur perfidie, ni par une quelconque négligence ou cupidité 86) d’ouvrir la voie vers la prévarication à ceux qui se dirigent vers les abîmes de l’infidélité, afin de faire en sorte que demeure fermement à l’avenir ce que nous avons obtenu avec grand effort en notre temps, car un bien est sans effet s’il n’est pas poursuivi avec persévérance. Et si, en dépit de ce fait et de son accession au trône, il manquait à cette promesse, qu’il soit anathème devant le Dieu Eternel, qu’il serve d’aliment au feu qui ne cessera jamais, et que l’y accompagnent tous ceux, prêtres ou simples chrétiens, qui seraient englobés dans sa faute. Nous décrétons aujourd’hui ces choses, en confirmant celles qui furent déjà antérieurement ordonnées par le Concile universel (œcuménique) concernant les juifs, parce que nous savons que en cela furent ordonnées des choses qu’ils purent sanctionner pour leur salut, d’où que nous jugeons donc que doit demeurer ce qui fut alors décrété.” 87)
On ne pouvait lancer catilinaire plus dure contre les rois et les clercs qui ne participeraient pas à la lutte alors engagée, non pas contre les juifs ouvertement tels, mais contre la trahison des chrétiens d’origine juive appelés judaïsants ; et il faut noter que, si jusqu’alors les condamnations et sanctions des Saints Conciles avaient été dirigées contre les Evêques et les prêtres qui aidaient les juifs en leur servant de complices, l’excommunication qui fut alors fulminée le fut contre les prêtres qui manqueraient seulement de persévérance et vigilance et feraient preuve de négligence dans la lutte sans quartier soutenue par la Sainte Eglise contre le crypto-judaïsme. On constate donc que les Métropolitains et les Evêques du Saint Concile connaissaient à la fois parfaitement la perfidie de l’ennemi judaïque et savaient aussi très bien les faiblesses et le manque de persévérance des chefs civils et religieux de la Chrétienté dans le soutien d’une si juste lutte.
Il est cependant curieux de remarquer que, lors de ce Saint Concile, on se borna à combattre la négligence des prêtres, sans mentionner celle des Evêques, ceci dû peut-être au fait que ces derniers étant ceux qui approuvèrent ces dispositions, ils ne se hasardèrent pas à s’inclure eux-mêmes parmi ceux qui étaient promis à ces sanctions. Cependant, la négligence des Prélats dut être si grave par la suite que dans le Concile suivant eux-mêmes siègeront indignés contre une telle négligence et approuveront de fortes sanctions contre les coupables, comme avaient déjà antérieurement été déclarés sacrilèges et excommuniés les Evêques qui aideraient les juifs au préjudice du Christianisme.
Il faut néanmoins noter que ce Canon traite de ceux qui par cupidité ouvriraient la voie à la prévarication des juifs “convertis” ; car c’est un fait indubitable que les simoniaques subornés jouèrent un rôle capital dans les intrigues judaïques, ce que précisément paraît confirmer le Canon suivant, le IVème, qui prescrit entre autres :
“Par conséquent, quiconque se ferait l’imitateur de Simon, l’auteur de l’hérésie simoniaque, pour obenir les grades des ordres ecclésiastiques, non par la gravité des mœurs mais par des présents et des offres, etc…” 88)
Ce fut en effet le juif Simon qui inaugura dans la Sainte Eglise cette politique de subornation qui, précisément à cause de lui, fut ensuite désignée sous le terme de simonie. Et au cours des siècles, la preuve put être apportée que les “convertis” du Judaïsme et leurs descendants déjà infiltrés dans les Ordres sacerdotaux et les structures hiérarchiques de la Sainte Eglise avaient appris encore beaucoup mieux que leur ancêtre le Magicien à acheter des dignités ecclésiastiques ou à vendre à leur tour les choses de la Sainte Eglise, comme le dénoncèrent maintes fois la Sainte Inquisition et les autorités écclésiastiques.
Il faut ici noter le commentaire que fait l’historien juif Graetz concernant l’ordre donné par le roi Chintila et applaudi par le VIème Concile de Tolède de ne plus permettre dans le Royaume Goth qu’y résident ceux qui ne seront pas catholiques, une disposition manifestement dirigée contre les juifs. Il écrit :
“Pour la deuxième fois, les juifs furent forcés d’émigrer, et les convertis qui étaient restés fidèles au Judaïsme dans l’intime de leur cœur furent mis dans l’obligation de signer une confession les obligeant à observer et obéir sans réserves à la religion catholique. Mais la confession ainsi contresignée par des hommes dont les convictions stes étaient outragées ne fut ni ne pouvait être sincère. Ceux-ci espéraient résolument en des temps meilleurs qui leur donneraient la possibilité de jeter le masque, et la constitution de la monarchie élective de l’Empire Wisigoth le rendit possible. La présente situation ne dura que les quatre années du règne de Chintila (638-642).”
L’historien juif ne pouvait être plus clair quant au faux christianisme des juifs “convertis” et à la nullité de leurs confessions et promesses. Et Graetz poursuit en disant que ceux des juifs convertis au Christianisme qui violèrent leur promesse de ne pas pratiquer le rite hébreu et d’être des chrétiens sincères “furent condamnés par Chintila au bûcher ou à la lapidation”. 89)
L’historien J.Amador de los Rios rapporte les résultats pratiques de toutes ces mesures : “On doit néanmoins, dit-il, attirer l’attention sur le fait que cette sévérité excessive des législateurs ne suffit pourtant pas à réprimer l’impatience des juifs, puisque quinze ans plus tard (sous le règne de Receswint) nous voyons les Pêres être forcés de répéter le mandement qui obligeait le roi élu à prêter serment de défendre la Foi contre la perfidie judaïque”.
Cette décision fut prise au VIIIème Concile de Tolède par le Canon X. 90).
Comme le disait Graetz, les juifs à la mort de Chintila obtinrent, à la faveur du caractère électif de la monarchie, un changement favorable à leurs intérêts avec le nouveau monarque élu, ce qui prouve une fois de plus ce mal chronique, dont nous les chrétiens nous souffrons ainsi que les gentils, d’être incapables de soutenir une conduite ferme et stable contre l’ennemi à travers les différentes générations de gouvernants. Parmi nous les chrétiens, comme parmi les gentils, il y a une telle volonté d’innovation entre les gouvernants, que ce qu’a fait l’un est aussitôt détruit par le suivant, rendant impossible le maintien d’une politique uniforme face au Judaïsme ; et même s’il est indubitable que les juifs sont assez influents sur ces changements de politique, c’est bien souvent notre propre inconstance et notre manque de persévérance qui est la principale coupable.
D’un particulier intérêt pendant le règne de Receswint est un mémoire qui lui fut adressé par les juifs “convertis” et leurs descendants tolédans, dans lequel ils demandèrent : “Qu’après que les rois Sisebut et Chintila les aient obligés à renoncer à leur Loi et à vivre en tout comme des chrétiens sans tromperie ni dol, on les exempte de manger de la viande de porc, et ceci (disaient-ils), davantage parce que leur estomac ne la supportait pas n’étant pas habitué à cette viande, que par scrupule de conscience”. 91) Cependant il faut dire tout de suite que des siècles plus tard, lorsque la persécution de l’Inquisition mit en danger de mort le crypto-judaïsme, les chrétiens qui judaïsaient en secret durent à grand regret manger de la viande de porc, du fait que les Inquisiteurs, et tout le monde en général, considéraient comme suspects de Judaïsme secret les chrétiens qui s’abstenaient d’en manger, même s’ils juraient ne le faire que par répugnance. C’est pourquoi, depuis lors et jusqu’à nos jours, fut supprimée dans le Judaïsme souterrain la prescription religieuse de s’abstenir de cette viande, afin de ne pas inspirer de soupçon au voisinage, et pourquoi aussi un juif clandestin aujourd’hui mange de tout et que personne ne soupçonne qu’il est juif pour des raisons d’alimentation, cette abstinence du porc n’étant plus désormais suivie chez les “chrétiens” marrannes que par de rares fanatiques.
Malheureusement, on ne mit pas une barrière efficace pour empécher les “convertis” du Judaïsme et leurs descendants de pouvoir s’introduire dans le clergé, et, au fur et à mesure qu’ils s’y infiltraient davantage, s’accroissaient les cas de simonie de façon si alarmante que le VIIIème Concile de Tolède tint à combattre ce vice d’origine judaïque avec toute l’énergie possible, signalant, dans son Canon III, que certains avaient voulu acheter “la grâce de l’Esprit-Saint contre un vil prix, pour recevoir la sublime élévation de la grâce pontificale, oubliant les paroles de Saint Pierre à Simon le Magicien : “que ton argent aille avec toi au lieu de perdition pour avoir pensé pouvoir posséder le don de Dieu par de l’argent”. Des sanctions furent ensuite décidées contre ceux qui tomberaient dans ce crime. 92)
L’écrivain juif Graetz écrit que le roi se rendant compte que les nobles turbulents du pays accordaient aux juifs leur protection et permettaient aux faux convertis de pratiquer le Judaïsme “il promulgua un décret interdisant à tous les chrétiens de protéger les juifs secrets, imposant des peines à ceux qui contreviendraient à cet ordre” et il conclut :
“Mais ces mesures et ces précautions ne donnèrent pas les résultats escomptés. Les juifs secrets, ou chrétiens judaïsants comme on les nommaient officiellement, ne pouvaient arracher le Judaïsme de leur cœur. Les juifs espagnols, partout ainsi en danger de mort, apprirent depuis longtemps l’art de rester fidèles à leur religion au plus intime de leur cœur et d’échapper aux regards perspicaces de leurs ennemis. Ils continuaient à célébrer les fêtes juives dans leurs foyers, méprisant les jours de fêtes institués par l’Eglise. Désireux de mettre fin à cet état de choses, les représentants de l’Eglise approuvèrent une loi qui eut pour objet de priver ces pauvres gens de leur vie domestique, et ils furent dès lors obligés de passer les jours de fêtes juives et chrétiennes sous les yeux du clergé, afin de les forcer ainsi à ne pas célébrer les premières et à observer les secondes”. 93)
Ici l’historien juif que l’on vient de citer délaisse tout subterfuge et désigne les chrétiens de race juive par leur vrai nom de juifs secrets ou chrétiens judaïsants, c’est à dire des chrétiens qui pratiquent le Judaïsme en secret, et il donne des détails très intéressants sur la manière dont ils célébraient les fêtes juives dans l’intimité de leurs foyers, car, pour garder l’apparence d’être des chrétiens, ils ne pouvaient aller le faire dans les synagogues. En même temps, l’illustre historien juif explique la raison de la décision du IXème Concile de Tolède qui obligea les convertis à passer les jours de fêtes juives et chrétiennes sous la surveillance du clergé catholique.
Le Canon XVII du IXème Concile de Tolède auquel à l’évidence se réfère Graetz dit textuellement :
“Que les juifs baptisés célèbrent les jours de fêtes avec les Evêques. Que les juifs baptisés en quelque lieu ou temps puissent se réunir, mais nous ordonnons que lors des fêtes principales consacrées par le Nouveau Testament, et en ces jours qui auparavant leur faisaient observer les cérémonies de l’ancienne Loi les plus solennelles, ils se rassemblent dans les villes et les assemblées publiques en union avec les souverains prêtres de Dieu, afin que le Pontife connaisse leur vie de foi et que leur conversion soit véritable”. 94)
Ce canon montre que les Evêques du Concile continuaient avec raison à se défier de la sincérité du Christianisme des juifs convertis à notre Sainte Foi.
A la mort de Receswint, Wamba fut élu roi, et les juifs appuyèrent de nouveau les discordes de la noblesse pour essayer de changer en leur faveur l’ordre existant.
José Amador de los Rios, en référence au fait que le Xème Concile de Tolède ne s’était pratiquement pas occupé des juifs, fait le commentaire suivant : “Les législateurs (ecclésiastiques) crurent cette fois en la sincérité de la quasi-universelle conversion des juifs, espérant que tous étant ramenés au Christianisme soit heureusement finie la lutte interne que ceux-ci entretenaient ; mais leur espérance fut vaine. Wamba était à peine monté sur le trône de Récarède que la rébellion d’Hilpéric et de Paul leur donna occasion de manifester leur haine toujours vivace, en prenant ouvertement partie pour les mutins. Revinrent alors dans l’Empire Wisigoth, spécialement dans les contrées de la Gaule Wisigothe (dans le Sud de la France) où la rébellion avait pris naissance, de nombreuses familles juives parmi celles qui avaient été chassées du royaume depuis l’époque de Sisebut ; mais une fois les révoltés vaincus et écrasés à Nimes, parurent une série d’édits pour corriger et châtier les juifs, lesquels furent de nouveau expulsés en masse de ladite Gaule Wisigothe”. 95)
Le Père jésuite Mariana indique également qu’après la déroute des rebelles, “parurent de nombreux édits contre les juifs, qui furent chassés de toute la Gaule Wisigothe”. 96)
Mais l’israélite Graetz nous fournit des précisions plus intéressantes encore à ce sujet, en nous informant qu’à la mort de Receswint : “Les juifs convertis prirent part à une révolte contre son successeur Wamba (672-680). Le comte Hilderic, le gouverneur de la province de Septimanie en Espagne, ayant refusé de reconnaître le roi récemment élu, brandit l’étendard de la révolte. Dans le but de se faire des partisans et des ressources, il offrit aux juifs “convertis” un refuge dans ses provinces avec la liberté religieuse, et à son invitation ceux-ci accoururent en grand nombre”.
L’insurrection d’Hildéric prit à Nimes d’importantes proportions, et au début donna l’espérance d’une issue victorieuse, mais les insurgés furent finalement mis en déroute. Wamba parut avec une armée devant Narbonne (France), et il expulsa les juifs de la cité”. 97)
Bien que sous surveillance, la cinquième colonne juive profite toujours de la première occasion pour abattre le régime dont l’existence ne lui convient pas, cet exemple rendant une fois de plus évident que les discordes et les ambitions personnelles ont offert aux juifs l’opportunité de se soulever. Heureusement, dans ce cas, le comte rebelle perdit la bataille sans pouvoir obtenir de modifier l’ordre régnant, ce qui eût été fatal pour l’Eglise.
Grace à ces évènements, le Christianisme obtint une pleine victoire contre le Judaïsme et ses alliés occasionnels et égoïstes. Cependant, en même temps qu’il obtenait une victoire décisive sur l’ennemi déclaré et visible, il perdait lentement du terrain face à la cinquième colonne, car, plus s’enracinait l’infitration juive au sein de l’Eglise, plus s’accentuait le problème de la simonie, ce vice d’origine judaïque propagé par les faux convertis du Judaïsme et leurs descendants infiltrés dans le clergé.
Le IXème Concile de Tolède, qui se tint sous le règne de Wamba, insiste dans son Canon IX sur la répression de la simonie, en luttant contre les ruses dont se servent ceux qui “tentent d’acheter la dignité d’Evêque”, si ambitionnée par les juifs infiltrés.
84) Graetz: Op.cit., t.III, p. 51.
85) Les opinions divergent quant à la date exacte de ce Concile: certains comme le cardinal Aguirre affirment qu’il eut lieu la deuxième année du règne, d’autres en revanche comme Tejada y Rami ro pensent qu’il se tint la troisème année.
86) Neglectu aut cupiditate.
87) VIeme Concile de Tolède Canon III, Compilation de Juan Tejada y Ramiro, collect. cit., t.II, pp.332-334.
88) VIeme Concile de Tolède Canon IV, Compilation de Juan Tejada y Ramiro, collection citée, t.II, p.334.
89) Graetz, Op.cit., ed. cit., t.III, pp. 51 et 52.
90) J. Amador de los Rios, Op. cit; t.I, pp. 95 et 96.
91) J. Amador de los Rios, Op. cit. t.I, p. 95.
92) VIII eme Concile Tolèdan, Canon III, Compilation de Juan Tejada y Ramiro, collect. cit., t.II, p.375.
93) Graetz Op. cit., t. III,p. 104.
94) IX eme Concile de Tolède Canon XVII, Compilation de Juan Tejada y Ramiro, collect. cit., t.II, p.404.
95) J. Amador de los Rios, Op. cit., t.I, p. 97.
96) RP Juan de Mariana, Op. cit., livre VI, chap XIII.
97) Graetz, Op cit., ef. cit. t. III, pp.104-105.