Pour donner une idée de l’indignation populaire qui existait en Europe contre les mouvements hérétiques pour les raisons évoquées plus haut, nous citerons ici ce que reconnaît à cet égard l’historien anti-catholique et ennemi de l’Inquisition Henri Charles Lea.
Parlant d’un chanoine de Langres qui, accusé d’hérésie, avait été envoyé par le Pape à l’Archevêque de Sens et à l’Evêque de Nevers aux fins d’examen et qui se disculpa à Rome deux ans plus tard, voici ce que dit cet auteur:
“Il avait eu peur de se présenter devant ses juges à l’échéance qui lui avait été fixée, parce que le sentiment populaire contre l’hérésie était si fort que, non seulement ils envoyaient au bûcher tous les hérétiques, mais même tous les suspects d’hérésie, ce pourquoi il supplia d’obtenir la protection papale et la permission de purger dûment sa peine à Rome. Innocent l’envoya de nouveau auprès des Evêques en question, avec ses ordres pour que ces Prélats lui fassent un sauf-conduit et lui accordent protection, jusqu’à ce que son cas ait été dûment décidé”. 303)
Ce fait et d’autres du même type montrent que les exhortations des Papes et des Princes au peuple pour qu’il combatte l’hérésie et qu’il dénonce les hérétiques rendaient beaucoup plus difficile le travail de sape des clercs affiliés à ces mouvements subversifs, car nonobstant leur investiture ecclésiastique, ils s’exposaient à se faire envoyer au bûcher par les masses populaires. Il est donc naturel que, devant cette situation, les clercs de la cinquième colonne, qui auparavant trahissaient impunément l’Eglise et facilitaient les progrès des révolutions judaïques, devaient dès lors se réfréner, ceci diminuant considérablement les possibilités que la cinquième colonne conservait encore de causer des embûches à l’Eglise et aux Etats chrétiens.
Pour la Sainte Eglise, un clerc qui aide hypocritement les hérésies ou les mouvements révolutionnaires anti-chrétiens est et demeure plus dangereux qu’un laïc, car le clerc, par la grande autorité que lui donne son investiture, a la possibilité de causer des dommages majeurs à la cause catholique. C’est pour cela que, dans la législation canonique et civile qui avait été approuvée contre les hérésies, il avait été donné obligation à tous les fidèles de dénoncer immédiatement, non seulement les hérétiques, mais aussi les fauteurs d’hérésies, y compris les clercs de quelque rang hiérarchique qu’ils fussent.
L’écrivain cité Henri C. Lea, considéré comme l’un des plus importants historiens opposés à l’Inquisition, cite un cas très significatif à cet égard :
“En 1318, Jean de Drasic, Evêque de Prague, fut mandé par le Pape Jean XXII d’être amené à Avignon pour répondre de l’accusation lancée par Frédéric de Schœnberg, Chanoine de Wyscherhad, qui avait dénoncé le Prélat comme fauteur d’hérésie. L’enquête établit que les hérétiques étaient très nombreux, et que ceux-ci avaient parmi eux un Archevêque et sept évêques et que chacun avait trois cents disciples. Ce que l’on disait à propos de leurs croyances indique qu’ils étaient à la fois vaudois et lucifériens”. 304)
Comme on le voit ici, un fervent chanoine, remplissant son devoir, accusa alors cet Evêque de Prague, non pas d’hérésie, mais d’être fauteur d’hérésie, c’est-à-dire que, se faisant apparaître comme orthodoxe, il aidait les mouvements subversifs, ce qui amena le Pape Jean XXII, qui lutta tant contre les juifs et les hérétiques de toutes espèces, à ordonner l’arrestation de l’Evêque traître et à le faire amener à Avignon pour être jugé. Il est également intéressant de constater que dans cette région, d’après l’accusation lancée par ce pieux chanoine, il y avait un Archevêque et sept Evêques lucifériens ou adorateurs de Lucifer. Ceci nous fait voir que les problèmes qui menaçaient alors la société chrétienne étaient aussi graves que les problèmes actuels, avec cependant cette différence qu’alors la Sainte Eglise comme les Etats chrétiens se défendaient efficacement contre l’ennemi, alors que maintenant ces Evêques et Cardinaux communistes ou qui favorisent la Communisme et la Maçonnerie le font librement, au grave préjudice de l’Eglise et des peuples qui ont mis en elle leur foi et de leur confiance.
Il faut reconnaître que Sa Sainteté le Pape Jean XXII est digne de toute vénération et de tout éloge, car dans ce cas-ci comme dans d’autres, il agit toujours avec énergie et rapidité contre les clercs qui trahissaient, sans faire cas de leur position hiérarchique. Il comprit que le mal que pouvait faire un Evêque luciférien ou complice de lucifériens était bien pire que celui que pouvait faire un simple laïc ; comme actuellement le mal que peut causer un Evêque complice du Communisme est beaucoup plus grand que celui que peut faire un civil.
H. C. Lea explique ensuite que Vaudois et lucifériens, malgré leur idéologie si différente, s’étaient donné la main, et que ces derniers espéraient que Lucifer règnerait un jour. 305) Cette étrange association de deux sectes d’idéologies si opposées ressemble beaucoup à ces accords que l’on observe de nos jours entre certains partis appelés chrétiens et les socialistes marxistes dont les premiers font ensuite le jeu de la manière des plus suspecte. La cause est la même. Le Judaïsme a joué de main de maître à réaliser des partis d’idéologies distinctes pour pouvoir avoir le contrôle sur des individus aux idées les plus opposées et aux goûts les plus divers, mais lorsqu’il devient nécessaire d’unir leurs forces contre les bons pour assurer les triomphe de ses révolutions, apparaît alors la nécessité de constituer ces étranges alliances qui représentent parfois une pierre de scandale pour ceux qui ignorent les secrets du Judaïsme. Le fait est que les partis, aussi divers soient-ils de tendance, restent contrôlés par un même pouvoir occulte qui est celui du Judaïsme souterrain.
Cet Evêque de Prague, Jean de Drasic, paraît être le digne prédécesseur de Mgr Beran de Prague, le Primat de Tchécoslovaquie, qui, lorsque le communiste Gottwald fit son coup d’Etat pour instaurer la dictature communiste en Tchécoslovaquie, reçut le caudillo rouge dans sa Cathédrale avec un Te Deum, à la stupéfaction générale du clergé et des catholiques de ce pays. Par ce fait, et en ayant interdit aux chrétiens de combattre le régime communiste, l’Archevêque Primat collabora efficacement à assurer le triomphe de la dictature socialiste des communistes, et même si, par la suite, une grande partie de l’Episcopat tchèque, indigné par cette trahison, se rebella contre l’Archevêque Primat, l’hésitation et la stupéfaction que cet évènement entraîna dans les consciences des catholiques facilita le triomphe du Communisme. Depuis lors, la Tchécoslovaquie est sous la tyrannie des rouges qui ont assassiné un grand nombre de clercs et de chrétiens.
Pourrait-il être juste que, par l’action de traîtres du clergé, soient assassinés et emprisonnés les clercs fidèles et que la Sainte Eglise soit persécutée ?
Mais Beran paya sa trahison. Après qu’il eut approuvé les communistes, ceux-ci l’incarcérèrent.
Que peuvent espérer les infiltrés de la cinquième colonne dans le clergé d’un régime socialiste, lorsque des chefs de la révolution soviétique comme Trotski, Zinovief, Kamenef et des milliers d’autres furent ensuite assassinés par leurs frères de race juive Yagoda, Beria et Staline ?
Il est pénible de devoir rapporter ce que fit à notre époque un Archevêque Primat, mais il est plus pénible encore que, par le fait de la victoire communiste qu’il a facilitée, tant de clercs fidèles aient été assassinés et que l’Eglise de Tchécoslovaquie souffre d’une si douloureuse oppression. Mais précisément, il faut attirer l’attention sur le mal, afin que ceux qui peuvent agir prennent des mesures pour que de si douloureuses trahisons ne continuent pas à se répéter.
Pour revenir au vertueux Pape Jean XXII, son zèle à défendre le peuple fidèle des pièges du démon s’illustra à l’évidence une fois encore avec le cas de Juan Muscata, l’Evêque de Cracovie, à qui ce Pontife de grand mérite fit une sévère réprimande, non pour être hérétique ou complice de sectataires, mais pour sa “bonasserie” et sa négligence, à la faveur desquelles “les hérétiques étaient devenus audacieux dans son diocèse”. 306)
Ceci fait comprendre qu’avec ce type de Pape, la Chrétienté et avec elle l’humanité ne se seraient jamais vues menacées aussi cruellement par un désastre comme celui qui nous guette actuellement, et que l’on aurait évité à la fois la si grande perte des âmes pour la Sainte Eglise et des évènements si sanglants pour les peuples chrétiens.
Il peut paraître étrange qu’il y ait eu des Evêques et des Archevêques lucifériens ou complices du luciférianisme, tout comme il nous paraît actuellement extravagant qu’il y ait des Cardinaux et des Evêques qui soient crypto-communistes ou qui, tout en se disant orthodoxes, aident le Communisme athée. En fait, pour un homme qui, par pieuse vocation, est entré très jeune dans le sacerdoce, qui s’est élevé dans la hiérarchie jusqu’à devenir Evêque ou Cardinal, et qui a passé sa vie entière au service du Christ, comment pourrait-il jamais tomber dans de telles aberrations ? Quel intérêt pourrait-il avoir d’aider à cette époque la cause du luciférianisme, et dans la nôtre celle du communisme athée et assassin de prêtres ?
Ce fut un problème auquel achoppèrent toujours les chrétiens de tous les temps. L’ennemi pourrait certes prétendre que c’est parce que les aberrations lucifériennes ou communistes étant la vérité, et la position de l’Eglise représentant l’erreur, elles ont conduit nombre de clercs de très haut rang à apporter leur appui aux premières, mais outre que c’est notoirement absurde, les faits ont clairement montré ce que nous expliquons ici : que des juifs fanatiques, une fois introduits dans le clergé sous le masque du Christianisme dont ils se sont couverts, réalisent au sein dudit clergé les activités les plus perverses de sabotage au bénéfice des intérêts juifs et de leurs entreprises subversives. En outre, c’est l’activité normale de toutes les cinquièmes colonnes qui ont existé dans le monde, dont la plus importante est la crypto-juive étant donnée son ancienneté millénaire et son universalité.
Quand l’Inquisition put enquêter avec efficacité sur des cas de ce genre, elle trouva chez ces clercs de la plus haute hiérarchie qui propageaient ou aidaient les plus effrayantes hérésies, qu’ils étaient des juifs secrets, ou pour employer une expression moderne, des membres de la cinquième colonne du Judaïsme. Telle est bien en réalité l’explication la plus logique de nombreux cas aussi surprenants que scandaleux.
S’il existait actuellement un tribunal possédant des moyens d’investigation aussi efficaces que ceux de l’Inquisition, nous sommes certains que l’on découvrirait que sont aussi des juifs secrets beaucoup de ces Cardinaux, Archevêques, Prieurs de couvents, Chanoines, prêtres et moines qui, avec tant d’obstination et d’ardeur en même temps qu’avec une excessive hypocrisie, favorisent les progrès et les triomphes de la Maçonnerie et du Communisme ou défendent les juifs avec un fanatisme et une efficacité qu’ils n’emploient jamais à la défense de la Sainte Eglise.
On peut très difficilement concevoir que des hommes qui ont consacré toute leur vie à la sainte profession du sacerdoce puissent de bonne foi favoriser des mouvements aussi stigmatisés, aussi notoirement criminels et aussi contraires à la Foi chrétienne et à toute forme de morale. Le plus naturel est donc bien qu’ils soient de ces conspirateurs juifs adeptes de ces mouvements, qui ont été introduits dès l’enfance dans le clergé en tant que membres de la cinquième colonne. Si un juif, Pierleoni, fut capable de devenir Cardinal et d’usurper le trône de Saint Pierre, il n’y a rien d’étrange que ceux qui sont montés dans les hauts rangs de la hiérarchie du clergé actuel utilisent leur investiture pour aider au triomphe des révolutions judaïques et pour détruire les défenses de la Sainte Eglise, tout comme le firent leurs prédécesseurs au Moyen-Age, comme cela fut prouvé par l’Inquisition et par les Autorités civiles et ecclésiastiques de ces époques.
En réalité, bien davantage que l’action des hérétiques et de leur infanterie, les traîtres du clergé fut ce qui obligea le Saint-Siège à instituer de manière efficace l’Inquisition Pontificale, car le Pape comprit que le danger majeur pour l’Eglise et les peuples chrétiens venait des clercs hérétiques et surtout de ceux qui, tout en se maintenant orthodoxes en apparence, aidaient les mouvements subversifs.
Le célèbre historien de l’Inquisition Henri Charles Lea, dont l’œuvre est tirée de chroniques, d’archives et de documents d’époque, affirme ceci : “On a parfois dit que l’Inquisition fut fondée le 20 avril 1233, jour où Grégoire IX publia deux Bulles, faisant de la persécution des hérétiques la mission spéciale des Dominicains… De fait, l’objet immédiat paraît avoir été le châtiment des clercs et autres ecclésiastiques à propos desquels une enquête était ouverte parce qu’ils favorisaient l’hérésie en apprenant aux hérétiques les moyens d’échapper à l’interrogatoire, de masquer leurs croyances et de simuler l’orthodoxie…” L’autre Bulle était adressée “aux Prieurs et aux moines de l’Ordre des Prêcheurs Inquisiteurs”, et après y avoir évoqué ces fils de perdition qui soutiennent l’hérésie, il poursuit en ces termes : “Par conséquent, vous (Inquisiteurs) ou quiconque des vôtres, où qu’il leur arrive de prêcher, à moins que ceux-ci ne se désistent de leur soutien (des hérétiques) en étant admonestés, vous avez le pouvoir de priver à titre définitif ces clercs de leurs bénéfices, et de procéder contre eux et contre leurs complices sans appel, et si nécessaire, de vous faire aider par le bras séculier, et si c’était nécessaire de vaincre les oppositions avec les censures de l’Eglise et sans appel”. 307)
303)Henri Charles Lea : “A History of the Inquisition in the Middle Ages“, Ed. cit. t.I, p. 307.
304) Henri Charles Lea : “Histoire de l’Inquisition au Moyen-Age” traduct. française de Salomon Reinach, Paris, 1901, t. III p. 515.
305) Henri Charles Lea, op. cit., trad. française, t. II, p. 515.
306) Henri Charles Lea, ditto, p. 516.
307) Ripoll I. 45.47 C. 8-8, 6°,V. 2 Pape Grégoire IX, Bulles “Ille humani generris“,et “Licet ad capiendos.” N° 9143, 9152, 9235. Archives de l’Inquisition de Carcassonne (Doat XX, XI-21 et 25), cité par Henri Charles Lea in “A History of the Inquisition in the Middle Ages“, New-York, t. I, chap VII, pp. 328 et 329.